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27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 18:00

Lecteur, lectrice,

 

 

Quand tu es une personne vintage, à un moment dans ta vie, passe le temps où tes parents te secouaient en te disant "dis bonjour à la dame" même si la dame elle piquait, sentait mauvais ou te faisait des bisous qui te laissaient une traînée de bave dégoûtante sur la joue.

 

http://www.bombago.com/050504/~max0034.jpg

 

 

Maintenant, tu es adulte, et en temps qu'adulte c'est à toi que revient la responsabilité de dire bonjour de toi même aux autres.

 

 

Rien de plus simple me diras-tu. Il suffit de sourire, et de dire "bonjour".

 

 

Sauf que plusieurs cas épineux peuvent se présenter à toi.

 

 

Cas n°1 : la vague connaissance que tu sais plus d'où tu la connaît

 

Que ce soit un collègue que tu as croisé une fois en réunion, un pote de pote de pote que tu vois de temps en temps en soirée sans jamais lui avoir vraiment parlé, un type que tu as croisé une fois dans la rue avec une de tes copines un jour de shopping que elle, elle connaît depuis toujours, du type qui a fait ses études avec toi mais que depuis tu n'as plus jamais revu, cette personne, tu l'as vu 2 ou 3 fois mais tu ne sais plus où, ni quand, ni comment, ni quoi.

 

Seulement, là, tu marches tranquillement dans la rue, quand soudain tu le(la) croises.

 

Que faire alors ? Se contenter d'un vavgue signe de tête poli au risque de passer pour un(e) affreux(se) malpoli(e) ? Lui adresser un grand sourire et un "bonjour" à la cantonnade au risque de te prendre un vent ?

 

Pour ma part j'ai adopté une stratégie de guerilla urbaine adapté à ce cas de figure particulièrement retors : je marche, l'air dégagé, quand au dernier moment je fixe la personne dans les yeux. Si elle me sourit ou fait un vague signe de tête, je lance un "bonjour" de loin suffisamment fort pour qu'elle m'entende mais suffisamment faible pour que ça puisse passer pour autre chose si la personne était en fait en train de saluer un pote de pote à lui placé derrière toi.

 

 

Cas n°2 le type que tu préfèrerais ignorer

 

http://d3ds4oy7g1wrqq.cloudfront.net/losglobosdeorodescarlett/myfiles/jaffar.jpg

 

Là, tu le connais, et suffisamment bien pour savoir que tu as à lui dire bonjour. Tu l'as vu 2 ou 3 fois et tout dans son attitude (regard insistant sur toi) montre qu'il (elle) t'as reconnu(e)

 

Seulement tu as appris des choses pas très jolies sur cette personne (il a tué le chat de ta meilleure amie, il a volé des bonbons à un enfant de 2 ans, il fait du trafic de smarties à ses heures perdues voire pire, il fait de la moto-foot) qui te la rendent moins qu'aimable, et tu refuses de cautionner ce comportement exrtémiste en lui montrant que tu le connais.

 

C'est un sale type, encore plus méchant que tous les méchants de Disney réunis, plus machiavélique que Jaffar, plus cruel que les méchantes belles-mères réunies, plus méchant qu'Ursula, plus fourbe que Sher Kan.

 

Cette personne est le mal.

 

Dans ce cas, je mise toujours sur le fait que je porte des lunettes pour faire semblant de ne pas reconnaître la personne.

 

Si la personne t'a fait une crasse personnelle (genre elle a pris le dernier morceau de gâteau au chocolat au bureau, alors que tu le voulais), tu es en devoir de l'ignorer publiquement. Dans ce cas, le toiser froidement de haut en bas devrait faire l'affaire.

 

 

Cas n°3 : le cas du voisin un peu pénible

 

http://blogues.cyberpresse.ca/moncinema/lussier/wp-content/uploads/2008/12/preskovic.jpg

 

Tu le croises chaque jour en allant prendre ton bus (ou ton métro, ou ta voiture), dans l'ascenseur, dans la cour, à l'arrêt de bus.

 

Ca fait 2 ans que tous les matins, il essaie de te griller la place pour monter dans le bus (en fait il est tellement pressé qu'il monte devant toi tous les matins, alors que ça fait 15 min que tu poireautes dans le froid et que lui vient d'arriver)

 

Ca fait 2 ans que chaque matin, dans l'ascenseur, à l'arrêt de bus, dans la cour, il t'ignore superbement.

 

Dans ce cas là j'opte pour un "bonjour" sonore lancé à la cantonnade, ça fait pas de mal, ça soulage et c'est poli au moins.

 

 

Cas n°4 : le cas du "comment" dire bonjour


Que tu croises une vague connaissance, une personne que tu connais pas encore bien, des collègues, il est toujours compliqué de savoir le comment, et ce que j'appelle le "faire la bise ou pas la bise"

 

Au bureau ma politique est assez stricte : n'étant pas une fanatique des contacts physiques, je dis bonjour gentiment à tout le monde. Si je vais en réunion, je serre la main. On n'est pas là pour être copains, on est là pour travailler ensemble. Et s'il y a des mécontents c'est le même prix.

 

Pour les gens que tu croises dans un cadre différent (cloub de sport,de tricot, de peinture sur petites voiures, que sais-je de ce que tu fais de tes loisirs, lecteurounet, lectriçounette ?), c'est un peu plus compliqué.

 

Déjà, ça dépend des règles de la maison (certains sont plus tactiles que d'autres). Et puis il faut rester un minimum amical, après tout ces gens partagent la même passion que toi pour la sculpture sur coussin ou que le patinage artistique sans glace et sans patin, ou encore la société médiévale dans la Roumanie du 13ème siècle.

 

http://farm7.static.flickr.com/6045/6258703881_b4b9071c0e.jpg

enfin ça, c'est un peu trop amical tout de même

 

Il y a donc toujours un moment de flottement, entre le bise, pas bise, serrage de main. Si tu es un nouveau(elle) venu(e) onforme toi aux us et coutumes de la faune locale en observant, ça te fera une parfaite expérience d'ethnologie appliquée en plus.

 

 

De façon générale, donc, rien ne vaut une bonne observation avant de te lancer dans le maelström des interactions sociales avec les gens, cette grande aventure humaine.

 

Voilà, lecteur, lectrice, maintenant, j'espère que tu y vois plus clair !

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Publié par Colombe Vintage - dans blablatage
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commentaires

Hermione 01/12/2011 15:47


Et le cas que j'ai eu hier : un type qui a fait un bébé avec une nana qui n'était pas sa femme, je l'ai appris par hasard, j'ai bien dû le dire à sa femme, depuis il m'en veut à mort mais on s'en
fout c'est un salaud. Pour la première fois depuis (ça fait bien 5 ans), je le croise.


Ouf, il m's ignorée superbement. et moi de même.

Colombe Vintage 08/12/2011 22:38



oui, des fois, maîtriser l'art ancestral de "je t'ignore superbement" peut sauver une situation sociale



pomponetcacahuete 28/10/2011 12:24



Rha mon dieu y'a rien de pire que de devoir dire bonjour à quelqu'un à qui tu n'as pas envie de dire bonjour. Du genre la personne que tu as perdu de vue sans vraie raison , tu ne lui fais ni la
tronche , mais c'est plus ton amie non plus . quand tu as le malheur de recroiser cette personne 2 ans après , sans t'y être préparée ça te fou dans une situation merdique ou tu ne peux ni
l'ignorer, ni feindre la joie utlime de la revoir . horrible ! 


 



Crevette 28/10/2011 09:17



Le pire : être dans une boite où tout le monde se fait la bise de bon matin... et qu'on est beaucoup. Et que ça te saoule. Même si tu les aimes bien tes collègues hein, mais ça te saoule.



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