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19 juin 2011 7 19 /06 /juin /2011 18:21

Lecteur, lectrice,

 

 

Il y a peu de choses que j'aime plus dans la vie que traîner en tongs et fringues pourries pendant le week end, et prigoler (oui, c'est un nouveau concept à base de picoler et rigoler), surtout sur des choses à haute teneur en contenu graveleux.

 

 

Alors, quand on m'a proposé d'aller à un free ride, ben j'ai dit banco.

 

 

Le free ride, c'est, selon le dictionaire, une "pratique libre". De quoi ? Ben, de skate et de roller. Là en l'occurrence, il s'agissait de s'armer de courage et de pas mal d'éléments pour se protéger, tels qu'une dorsale ou un crash pad, de fringues qui craignent rien, et de descendre une route fermée et sécurisée sur divers instruments munis de roulettes : roller et skate, surtout. On va pas rentrer dans les détails de la subtilité du truc, parce que déjà j'ai rien retenu les termes techniques qu'on m'a expliqué et surtout, je dis n'importe quoi si je veux, je suis sur mon blog, d'abord.

 

 

http://www.infiniproshop.com/images/full/PS_crash_pad_pro.jpg

Un crash pad, c'est ça. Effet culotte de choual assurée, c'est la gloire

 

 

Mais je m'égare. Le principe d'un freeride comme je l'ai testé pour toi, lecteur, lectrice, c'est donc de descendre une route qui fait peur mais même que t'as pas peur parce que t'es un homme, un vrai (ça marche aussi pour les femmes)

 

 

Le principe aussi, c'est que pendant 2 jours tu fais du camping sauvage près du "spot" où les "riders" vont faire des "runs" (près du lieu, où les inconscients courageux vont faire des descentes). Tu vas aussi le soir apprendre à te détendre avec tes amis les riders au terme d'une journée riche en émotions, autour des spécialité locales, si tu as la chance comme moi d'être conviée à participer au meilleur des free rides (je te donne pas le nom au cas où ça te donnerait des idées, je refuse de cautionner la perte de l'usage de tes articulations) (et pis je tiens à mon semi-anonymat) (oui, on sait que vu le nombre de lecteur, 95% d'entre vous me connaissent) (mais bon quand même)

 

 

Oui, lecteur, lectrice, tu as compris, donc, j'ai fait du camping sauvage pendant 2 jours. Avec tout ce que ça implique au niveau des commodités (très... naturelles) (je vais pas entrer dans les détails mais bon tu vois le genre). Je te rassure, je me suis quand même douchée pendant 2 jours, parce que je voyageais avec des gens qui sont trop des dieux du camping (je le dis pas trop fort, après ils ont les chevilles qui enflent mais bon, ils déchirent)

http://snovae.free.fr/IMG/jpg/CommentChier.jpg

Même qu'il y a de la documentation sur le sujet

 

 

 

Avec tout ça, j'étais finalement assez parfaitement qualifiée pour survivre à ces 2 jours et même les apprécier.

 

 

1. Parce que dans ma jeunesse j'ai pratiqué des sports d'homme. Je te dis pas lequel, c'est tellement facilement reconnaissable que après on saurait qui je suis. Mais je me souviendrai toujours avec émotion du jour où, au retour d'une compète, un coéquipier m'a prêté son sac de couchage pour que je puisse dormir dans le bus, mais m'a dissuadée d'ouvrir ledit sac, parce que ça lui servait de sac à linge sale. Oui, c'est du vécu. Non, je n'ai pas ouvert le sac pour vérifier s'il disait vrai, je l'ai cru sur parole. Tout ça pour te dire, affronter plein de mecs qui pètent pendant 2 jours, ça me faisait même pas peur.

 

 

2. Parce que là où je vais en ouacances, ya pas toujours l'eau courante (la fosse septique, prévue pour 6 personnes, montre des signes de faiblesse quand on est 25. D'où restriction de l'accès aux toilettes et douche dehors sur le gazon, au jet)

 

 

3. Parce que je nourris une passion immodérée pour les blagues sous la ceinture. J'y peux rien.

 

 

Alors, j'ai donc passé tout un week end à traîner de virage en virage à aller admirer les riders qui descendaient, en short et en tongs. J'ai partagé des moments de convivialité avec des riders qui sentaient pas tous le sable chaud (mais ils n'étaient pas légionaires non plus alors c'est pas grave).

 

 

J'ai failli perdre la vue devant un rider d'outre-rhin en train de se laver, intégralement nu, devant la citerne.

 

 

Et le mieux dans tout ça, c'est que j'ai réussi à choquer tout un camion plein de riders armés de roulettes jusqu'aux dents. Pour cela, j'ai  pas eu à laisser sortir  des flatulences diverses et variées ou évoquer des pratiques sessouales formellement interdites par le vatican. Non. J'ai juste eu à parle de... manucure-pédicure avec une rideuse qui portait une très jolie nuance sur ses mains, le Big Red Apple de OPI. Je te jure, ils m'ont regardée avec un air désespéré et m'ont dit que c'était pas freeride.

 

 

Comme quoi, le rider c'est aussi une petite chose sensible qui a peur du grand méchant vernis.

http://www.millies.ie/Images/OPI/opi_big_apple_red.jpg

Tremble rider, tremble !

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Publié par Colombe Vintage - dans blablatage
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