Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
13 juillet 2011 3 13 /07 /juillet /2011 18:00

Lecteur, Lectrice,

 

 

L'autre jour nous avions laissé notre jeune et belle héroïne (enfin, moi) équipée d'Ovomaltine (parce que c'est d'la dynamiiiiiiiiiiite) partir à la rencontre avec son destin (et avec une sacrée nausée due à un sérieux manque de sommeil). Je sais que depuis quelques jours, tu n'en dors plus, tu as perdu le goût de vivre tellement tu étais inquiet pour mon transit lecteur, lectrice. C'est gentil à toi.

 

 

Aussi, trêve de seuspense, je te propose de continuer notre grande saga de cet été : Roller et passion.

 

 

http://badkidsgoodgrammar.files.wordpress.com/2010/04/win-pictures-fisher-price.jpg

 

 

6h32 : après un voyage sans encombre depuis le camping, j'arrive au paddock avec ma Lyonnaise préférée (si tu le veux bien, maintenant on l'appelera "Lyonnaise" tout court parce que ça me fatigue de tout écrire tout le temps) (oui, l'approche des ouacances me rend un peu flemmarde, lecteur, lectrice)

 

 

6h47 : juchée sur mes rollers, je m'élance vers mon destin et les moquettes. J'ai moins mal aux jambes que la veille

 

 

7h02 : ma soeur arrive, je m'élance pour passer le relais, dans l'aube rosée.

 

 

7h08 : même l'aube rosée ne m'aide pas à apprécier le Dunlop. Devant moi, passe une fusée. C'est une fille des Miss'Ile qu'elle est trop de la balle de fille. Je l'encourage. Elle ne m'entend pas. Le destin est cruel.

 

 

7h20 : je suis sur la fin du tour. J'entends qu'on m'appelle par mon prénom, ce qui ne m'inquiète pas outre mesure, vu que ledit prénom est écrit derrière, sur mon maillot. Et pis après je sens le choc de quelqu'un qui me pousse (NDLR : ceci est une pratique visant à aider la personne poussée, en lui donnant un peu de vitesse). En fait, c'est M. Lyonnais. Je le regarde s'éloigner à toute vitesse, sur ses rollers, dans le lointain (oui, parce que dans son équipes, les tours ils les font en 8 min. Moi quand je vais vite, je mets un peu plus de 12 min. La vie est cruelle). Je suis : découragée

 

 

7h22 : je passe le relais à la Lyonnaise. On continue nos tours. Entre chaque tour, j'attends sur la moquette, rollers aux pieds, en taillant le bout de gras avec des Normands et des copains d'autres clubs. Le vent se lève.

 

 

7h50 : ça souffle carrément fort même. Et de face dans la montée du Dunlop et ensuite dans la descente. Ce qui fait que je peux pas prendre de l'élan dans la descente.

 

 

8h48 : j'avais pourtant fait exprès de rouler lentement sur notre créneau de roulement de 7 à 9h00. Pour faire 4 tours par heure à 2 et donc ne faire que 4 tours en tout. Manque de bol, on a roulé trop vite, je rempile pour un tour.

 

 

9h10 : tours finis, on repart au campement prendre une douche bien méritée. Sur la route, on croise un zombie, en fait c'est un des Lyonnais qui s'est séché bien comme il faut (faut pas partir comme un fou, ça te fait du tort)

 

 

9h35 : ya pas à dire, la douche solaire avec le tuyau, ça marche nettement mieux.

 

 

10h50 : dernier retour au paddock. Je ne roule qu'à 13h00 mais je veux partager ces moments avec ma famille

 

 

11h20 : il commence à faire très chaud

 

 

12h23 : c'est même la fournaise, surtout avec le bitume qui absorbe et restitue toute la chaleur. Généreuse, la Lyonnaise part en premier

 

 

13h15 : je suis cuite, je suis sèche, je n'en peux plus. J'envisage de sacrrifier tous les pneus Dunlop que je rencontrerais à nouveau. Heureusement, je trouve de gentils rollers qui me protègent du vent quand je monte vers le Dunlop. Le vent est brûlant.

 

 

13h20 : je trouve une gentille roller pour rouler à 2. Je me sens pousser des ailes. C'est magique.

 

 

13h25 : j'ai fini mon tour, j'attends mon relais. Sur la moquette, des filles d'un club parisien connu pour son snobisme engueulent une de leur coéquipière, blème, qui a bouclé son tour en 22 min. Visiblement, elles ne connaissent pas l'expression "être séché". J'ai envie de vomir, je suis mal, je crois que je comprends cette fille. Mais moi personne ne m'engueule parce que mon équipe est formidable.

 

 

13h42 : je pars pour mon dernier tout, les Fatals Picards à fond dans les oreilles. Sans la chanson "moon boots", je ne suis pas certaine que j'aurais réussi à grimper en haut du Dunlop une dernière fois.

 

 

13h56 : je sui séchée, cuite, il me reste le faux plat. Je chante "du skate du skate" à pleins poumons, je crois que mes petits camarades sur la piste me regardent bizarrement, je m'en fous, je suis là et je tiens.

 

 

14h02 : j'ai fini, je me suis assise. Je ne pensais pas qu'"on pouvait être aussi fatigué dans la vie.

 

 

14h37 : après une énième douche de la journée, la vie me semble meilleure tout de même. J'ai la trace de bronzage de mon corsaire de roller, des ampoules partout, mais je suis propre. C'est déjà ça.

 

 

14h52 : j'occupe le temps de course qu'il reste à l'équipe en lisant mon horoscope amoureux de l'été. Je vais rencontrer un Taureau qui prendra soin de moi et me fera de bons petits plats. Si si, c'est écrit. Et en attendant cette rencontre (j'ai vérifié, chez les Lyonnais, aucun n'est Taureau)  je m'occupe en mangeant de la tomme et du gâteau au chocolat avec les Lyonnais, par 32° à l'ombre. J'ai donc déjà les bons petits plats.

 

 

14h56 : c'est bientôt la dernière heure, je monte dans les gradins encourager ma maman, qui fera la dernière heure.

 

 

15h12 : on crie, on encourage, on agite les pompoms, il y a une ambiance de folie. J'ai chaud

 

 

16h00 : ça y est c'est fini. Maintenant faut attendre l'an prochain. En descendant, j'ai chaud et j'ai un voile noir devant les yeux. Je crois que je viens de choper une insolation.

 

 

17hh20 : on démonte, on range, on remballe et on repart. Je pars avec un déficit de sommeil énorme, des douleurs partout dans les genoux, mais je suis heureuse, j'ai des étoiles dans les yeux, je veux le refaire l'an prochain.

 

 

My name is.... Chiste. Maso Chiste.

Partager cet article

Repost 0
Publié par Colombe Vintage - dans blablatage
commenter cet article

commentaires

bertfromsang 14/07/2011 19:33



ovomaltine, de la dynamiiiiiiiiiiiiiiiite: certes, mais il ne faut pas oublier ces dernières paroles: diététique de l'effort... hé bé !


sinon, je ne suis point taureau: mes crevettes/sauce piquante ne sont pas mal du tout, pourtant...



Colombe Vintage 15/07/2011 12:32



j avais aussi des bananes et des compotes


 


diantre, des crevettes sauce piquante... je risque de prendre la proposition au mot



Qui Sont Les Corn-Flakes ?

  • : Des jedis dans mes cornflakes
  • Des jedis dans mes cornflakes
  • : Le blog qui aime les jedis, Gaston Deferre et les petits déjeuners !
  • Contact

Hellocoton

Ma Page sur Hellocoton

Retrouvez Colombe Vintage sur Hellocoton

Où Sont Mes Corn Flakes ?

Précédemment