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7 décembre 2014 7 07 /12 /décembre /2014 10:32

Lecteur, lectrice,

J'espère que tu vas bien et que tu profites de l'arrivée imminente de Noël pour te gaver de vin chaud et de pain d'épices recouvert de chocolat parce que c'est juste la vie. Moi en tous cas, ça va de ce point de vue, je me transforme doucement en petit Bibendum en ce moment, mais bon, c'est le gras protecteur, toussa toussa.

 

 

Moi en famille en train de saluer la foule en délire (vue d'artiste)

Moi en famille en train de saluer la foule en délire (vue d'artiste)

Encore une fois, je m'égare.

Ca fait un bail qu'on s'est pas vus, lecteur, lectrice. Je suis désolée, j'avais vin chaud. Et concours. Parce que je t'en ai pas vraiment parlé mais en ce moment ma vie est globalement consacrée aux finances publiques, à l'économie et autres joyeusetés.

Sinon, j'ai commencé l'autre jour à te parler des gens qui voyagent et je t'en ai reparlé aussi ici.

Ben aujourd'hui on va finir si tu veux bien.

Le clubbeur

A quoi le reconnaître ?

A priori, le clubbeur peut être confondu avec la blogueuse influente : son compte instagram regorge de selfies au bord de la piscine, de photos de cocktails exotiques devant un paysage de rêve, photos de sommets enneigés et de gens qui dansent en chaussures de ski à la Folie douce à Valtho ou sur l'espace Killy.

La petite astuce pour bien le reconnaître est donc la suivante : en général, sur les photos du clubbeur, c'est noir de monde car lui part quand tout le monde part, et il paie son séjour plein pot.

Sinon, tu peux le reconnaître à son discours mantra "oui, je pars 1 semaine au Club (comprendre, "Med") parce que je suis vraiment crevé"

Car le clubbeur est toujours crevé. C'est même sa définition.

Seulement, sa conception du repos a quelques différences avec la tienne ou la mienne. C'est-à-dire qu'il va passer sa semaine à faire la fête dans le nouveau club de Valtho, où il picolera après avoir passé l'aprè-midi à picoler avec des Russes et des Suédois à la Folie Douce et à se coucher à 3h00 du matin. C'est d'ailleurs à cela que tu le reconnais : généralement, le clubbeur a encore plus de cernes au retour qu'à l'aller. Ce qui l'incitera à partir à Kemer dès qu'il fera un peu meilleur, où il fera la fête aussi.

Comment le nourrir ?

Le clubbeur en voyage a une nourriture majoritairement liquide et alcoolisée. C'est le moment de te lâcher sur le cocktail : tu mélanges un peu de tout, tu arroses de Coca et tu lui dis que c'est un "Long Island Iced Tea". Ca devrait suffire.

En ville, le clubbeur se nourrit également de nourriture liquide, mais tu peux lui donner du vin, pour faire sophistiqué, et du fromage que tu as rapporté de tes pérégrinations, ça lui donnera l'impression de voyager.

Où le pécho ?

N'importe quel club en saison, Med si tu es riche, autre si tu es moins riche. A l'UCPA pour les plus sportifs d'entre eux (attention de ne pas le confondre avec le roots, mais c'est facile, le clubbeur c'est celui qui roupille toute la journée dans la classe niveau débutants)

Habitat naturel hors voyage

Les bars à cocktails du samedi soir.

A ne pas confondre avec

La blogueuse influente, qui surcharge ton fil d'actus de réseaux sociaux avec des séjours qu'elle ne paie pas et qu'elle est même payée pour te donner envie d'y aller.

Le tradi

 

 

 

 

Un exemple de paysage du tradi (te moque pas c'est de moi)

Un exemple de paysage du tradi (te moque pas c'est de moi)

A quoi le reconnaître ?

Le tradi part tous les ans au même endroit et surtout, dans la maison familiale : l'été en Corse, en Ardèche, en Vendée ou à Dinan selon les moyens de ladite famille, l'hiver dans en Auvergne dans le Jura, sinon il est pas content, il boude et il a son visage tout plissé de contrariété.

Généralement, le tradi réjouit son petit coeur dès réception des promos de printemps SNCF ou Corsica ferries et achète ses places 6 mois à l'avance pour être bien sûr d'arriver en avance.

Le tradi se déplace rarement dans une tribu bruyante et hétéroclite composée d'enfants, de gendres, de grands parents et de copains de la famille. Il râle un peu parce qu'il y a du monde mais au fond il est bien content de retrouver son peuple bigarré.

Le tradi n'aime pas le changement. Depuis ses 3 ans, il dort dans la même chambre, tous les ans, et tape un scandale à 33 ans si on a osé changer la couleur des draps dans lesquels il dort. Il râle un peu que quand même il est adulte et qu'il faudrait voir à pas le traiter en personne non vintage mais au fond il aime bien retrouver ses repères. Car le tradi est au fond un vieil enfant tout sensible.

Comment le nourrir ?

Le tradi sait cuisiner pour 30 personnes, et il en est très fier. Donc n'importe quel plat conçu pour le grand nombre lui fera plaisir (tajine, pâtes...)

Habitat naturel hors voyage

Un peu dispersé partout. Si le tradi aime tant retrouver la maison familiale, c'est aussi parce que c'est un déraciné qui a besoin de retrouver les repères de son enfance.

A ne pas confondre avec

Le roots. Le tradi sait lui aussi se contenter d'un confort sommaire, mais son objectif essentiel dans sa migration saisonnière est de retrouver sa tribu.

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Publié par Colombe Vintage
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